41. Collection Concorde - Instruments de bord du Concorde Pré-série

22 septembre 2008


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Concordescopia - Musée Virtuel

Ce musée virtuel "Concordescopia" a pour but de vous faire partager ma passion du Concorde Air France et de tous les objets qui s'y rattachent. Je vais vous faire découvrir ma collection personnelle qui comporte plus de 2500 objets du Concorde Air France ou du Prototype Concorde...

Pour accéder plus facilement à ce site, vous pouvez taper:
www.concordescopia.com ou www.concordescopia.fr

N'hésitez pas à l'enrichir en me proposant vos propres commentaires sur les pièces et objets présentés, mais également vos propres objets Concorde (si ils sont à vendre) à l'adresse email suivante :
concordefashion@yahoo.com

Si vous êtes également un grand passionné du Concorde, venez rejoindre la communauté Concordescopia sur Facebook et ses milliers de fans à travers le monde en cliquant sur l'image ci-dessous :

https://www.facebook.com/musee.concorde

Pour information, les objets de cette collection exceptionnelle sont potentiellement à vendre sauf exceptions... Contactez moi avec la liste des objets qui vous intéressent (lien html et numéro de l'objet) et je vous communiquerais leur prix de vente selon mon prix d'achat et leur rareté.

Ce voyage à travers ma collection Concorde continue par la découverte des instruments de bord du Concorde Pré-série.

De part mes rencontres sur le net avec des "anciens" de Sud Aviation et d'Air France ou de ma participation à des ventes aux enchères officielles, j'ai eu la chance d'obtenir des pièces de cet avion extraordinaire...

Nombre d'instruments de bord du Concorde Pré-série au 29/04/2018 : 16

Instruments de bord du Concorde Pré-série

1- Débimètre ou Indicateur de carburant consommé est un instrument de bord du Concorde Pré-série et fabriqué par la société Faure-Herman. Instrument situé sur le cockpit principal des pilotes Concorde. Il indiquait le débit instantané en kg/h*1000 sur une échelle circulaire et un compteur digital. Ils étaient au nombre de 4, un par moteur. Référence: 66 303 044 00 - Aout 1970











2- Boite de commande de navigation Europe Air Service du Concorde Pré-série, Référence: 66 286 001 00 - Septembre 1970. Elle commandait les systèmes VOR-DME-ILS du Concorde et elles étaient au nombre de 2 sur le cockpit principal des pilotes. L'affichage de fréquence s'effectuait par l'intermédiaire de 2 boutons. Le bouton de gauche servait à l'affichage des dizaines et des unités de MHZ. Le bouton de droite servait à l'affichage des fractions de mégahertz par incréments de 50 KHZ











Le but de la navigation est de faire suivre à un avion une route déterminée et de pouvoir à chaque instant connaitre sa position, son orientation et sa situation. Les moyens de navigation du Concorde regroupaient tous les systèmes fournissant à l'équipage ces informations vitales.


Les systèmes d'aide à la navigation par radio étaient composés de:

- 2 systèmes VOR (VHF Omni Range = radio navigation en VHF), constitués de deux antennes VOR/LOC installées au sommet de la dérive, deux récepteurs et boites de commandes, et des indicateurs RMI VOR pour la chaîne automatique et les HSI pour les chaîne manuelle. Les VOR étaient couplés aux centrale à inertie pour le recalage des positions. Le système VOR était une aide radio destiné à accroitre la précision de la navigation

- 2 systèmes DME (Distance Measuring Equipment) permettant de calculer automatiquement les distances obliques entre l'avion et une station terrestre sélectionnée par l'affichage de sa fréquence propre.

- 2 systèmes ILS (Instrument Landing System) pour le guidage des approches de précisions. Ces systèmes utilisaient les mêmes instruments de vol que les VOR.

- 2 systèmes Radio-Compass Automatique ou ADF (Automatic Directional Finder) permettant la recherche, l'écoute et le relèvement d'une balise radio navigation identifiée par son indicatif morse et dont l'implantation géographique était connue de l'équipage du Concorde. Les antennes étaient fixées sur le toit du fuselage, les récepteurs étaient installés dans les armoires électroniques situées dans le galley arrière.

- 2 systèmes transpondeur ATC (Air Traffic Control) renseignaient les stations de contrôle au sol de la circulation aérienne sur l'identification, la position et l'altitude du Concorde. Le transpondeur ATC analysait le signal d'interrogation codé en provenance d'une station de surveillance, élaborait et transmettait un signal de réponse. La réponse l'avion apparaissait sur l'écran de contrôle radar.

Les autres systèmes d'aide à la navigation équipant l'avion Concorde comprenaient :

- 3 centrales à inertie pour obtenir les informations de cap et horizon de manière indépendante de systèmes terrestres. Afin de lire et d'utiliser un cap magnétique, les centrales étaient couplées à un coupleur compas. Ce coupleur compas permettait de corriger le cap géographique donné par les centrales à inertie pour obtenir un cap magnétique. 2 vannes de flux situées sur le toit de l'avion permettait de récupérer les informations magnétiques.

- 2 systèmes Radio Altimètres permettant de lire les altitudes d'approche (inférieur à 2500 pieds) avec une très grande précision (au pied près) par rapport au terrain survolé indépendamment de la pression atmosphérique. Les antennes étaient situées sous le fuselage à hauteur de la soute avant. Les émetteurs-récepteurs étaient installés au fond de la soute avant.

- 2 systèmes radar météo permettant la détection des zones nuageuses en vol et donne une indication visuelle de leur intensité et de leur distance. L'antenne double, installée dans le radome de nez, envoyait les informations à l'aide d'un guide d'ondes vers les émetteurs-récepteurs situés en soute électronique avant. Les zones nuageuses étaient visibles sur deux écrans mono-couleurs, situés à l'avant droit et gauche des pilotes.

- 2 systèmes anticollisions en vol ont été installés dans les années 1998 suite à l'obligation d'installation pour les vols vers les États-Unis dans un premier temps.


Documentation sur les systèmes de navigation du Concorde (FR) :




Documentation on the Concorde Navigation systems (EN):





3- Indicateur régime moteur N1 fabriqué par la société Smiths Industries et installé sur le cockpit principal du Concorde Pré-série. Ce tachymètre du compresseur basse pression était utilisé pour mesurer le régime du moteur Olympus Concorde. Ils étaient au nombre de 4, un par moteur. Référence: 66 833 209 00 - 1972













4- Indicateur de pression dans le réservoir carburant fabriqué par la société Jaeger et situé sur le poste du mécanicien du Concorde Pré-série. Référence: 66 421 331 00 - Mars 1972









5- Indicateur Fuel consommé Faure-Herman, fabriqué par la société Smiths Industries Limited, situé sur le cockpit principal des pilotes du Concorde Pré-série. Référence: 66 303 035 00 - Mai 1973









6- Indicateur régime moteur N2 fabriqué par la société Smiths Industries et installé sur le cockpit principal du Concorde Pré-série. Ce tachymètre du compresseur haute pression était utilisé pour mesurer le régime du moteur Olympus Concorde. Ils étaient au nombre de 4, un par moteur. Référence: 66 833 210 00 - 1973











7- Indicateur de température de sortie turbines (variante de l'indicateur EGT) fabriqué par la société Smiths. Ils étaient au nombre de 4, un par moteur Olympus 593, et étaient montés sur le panneau principal des pilotes du Concorde Pré-série. Référence: 66 833 074 00 - 1974











8- Masque à oxygène régulateur pour le personnel navigant (PNC & PNT) du Concorde, EROS (Intertechnique), Référence: 66 393 472 00 - Mars 1972








9- Machmètre Kollsman Instrument Ltd du Concorde Pré-série, Référence: 66 441 054 03

Instrument faisant parti des objets proposés lors de la vente aux enchères chez Maitre Labarbe à Toulouse en Septembre 2007 et adjugé pour 26 000 euros (lot numéro 310), 29 000 euros (lot numéro 568) et 26 000 euros (lot numéro 791) !

















Documentation sur les instruments de vol du Concorde dont le Machmètre :



 

Le Mach : vitesse subsonique, transsonique et supersonique.

Une nouvelle unité de mesure a été introduite qui représente le rapport de la vitesse de l’avion par la vitesse du son : Le Mach du nom du physicien autrichien qui vers 1880-1890 mit pour la première fois en évidence le rôle de la vitesse du son aérodynamique.

On dit qu’un avion vole à vitesse subsonique lorsque sa vitesse est très inférieure à celle du son, c’est à dire inférieure à 300 m/s. 

On dit qu’un avion vole à vitesse transsonique (ou sonique) lorsque sa vitesse est comprise entre 300 m/s et 380 m/s, ce qui correspond à un nombre de Mach proche de 1. 

On dit qu’un avion vole à vitesse supersonique lorsque sa vitesse dépasse les 380 m/s, ce qui correspond à un nombre supérieur au nombre de Mach critique supérieur. 

Le nombre de Mach (M) est le rapport entre la vitesse de l’avion (v) et la célérité (c) du son dans l’air: M = v/c. La célérité du son dans l’air dépend de la température; M = 1 correspond à 1.235 km/h pour un avion volant à basse altitude par une température de 20 °C, et à 1.055 km/h pour une altitude de 10.000 m et – 60 °C. 

- En dessous de M = 0,8 la vitesse est dite infrasonique ou subsonique; 
- pour 0,8 < M < 1,2 elle est transsonique, 
- pour 1,2 < M < 5, elle est dite supersonique, 
- au-delà elle est hypersonique.
 


Voila également quelques informations de l'encyclopédie en ligne Wikipédia :

Nombre de Mach

Anémométrie en aéronautique

Photos Artistiques du Machmètre : Galerie d'Art



10- Indicateur EGT de température de sortie turbines fabriqué par la société Smiths. Ils étaient au nombre de 4, un par moteur Olympus 593, et étaient montés sur le panneau principal des pilotes du Concorde Pré-série. Référence: 66 833 046 00










11- Indicateur de température alternateur fabriqué par la société Smiths Industrie et situé sur le poste du mécanicien du Concorde Pré-série. Il était utilisé pour la génération et la distribution électrique dans le Concorde d'un courant alternatif 115 V triphasé grâce à l'entrainement du réacteur Olympus Concorde. Ils étaient au nombre de 4, un par moteur. Référence: 66 833 081 00









12- Horizon de Vol (ADI) Sfena du Concorde Pré-série, Référence: 66 849 084 00 - Juillet 1971









L'horizon de vol aussi appelé horizon artificiel est un instrument de pilotage indiquant au pilote l'inclinaison par rapport à l'horizontale de son aéronef dans un espace à trois dimensions.

Il se présente sous la forme d'une boule dont l'hémisphère supérieure est peinte en bleu pour représenter le ciel. La moitié inférieure, marron, représente la terre. Elle est stabilisée par un gyroscope. Devant cette boule se situe une maquette symbolisant l'avion (très simplifié), vu selon son axe longitudinal.

La boule est graduée de part et d'autre de la ligne d'horizon pour indiquer l'angle de tangage (piqué ou cabré). Le cadre de l'instrument est lui aussi gradué sur ses côtés pour indiquer l'angle de roulis.

Le mouvement rotatif du gyroscope est entrainé par un moteur électrique. Dans ce cas, un drapeau rouge signale le non-fonctionnement de l'instrument, et un bouton permet de le régler sur l'horizontale avant le décollage.



Documentation sur les instruments de vol du Concorde dont l'horizon de vol (ADI) :




Documentation sur le pilotage automatique du Concorde :






13- Altimètre de secours Concorde fabriqué par la société Jaeger. Ils étaient au nombre de 2 sur le panneau principal des pilotes du Concorde Série. Référence: 66 421 274 00 - Octobre 1973. Cet exemplaire était monté sur simulateur de vol







Pour un pilote, connaître son altitude est très précieux, l’instrument qui affiche cette information est appelé altimètre. L’altimètre nous renseigne l’altitude, le plus souvent en pieds, ou ft pour feet.
1ft = 0,3048m, ainsi 100ft = 30,48m et 1 000ft = 304,8m


Description Indicateur Altitude Concorde



14- Indicateur de cap HSI (Heading Situation Indicator) Sfena du Concorde Pré-série, Référence: 66 849 061 00 - Juin 1970







Documentation sur l'indicateur de cap HSI installé sur Concorde :




Documentation sur le pilotage automatique du Concorde :





Documentation sur les systèmes de navigation du Concorde (FR) :





Documentation on the Concorde Navigation systems (EN):






15- Indicateur alarme et situation d'atterrissage lors du pilotage automatique AFCS (Automatic Flight Control System). Instrument fabriqué par Elliott Sfena. Référence: 66 266 252 00








Documentation sur le système de Commande automatique de vol AFCS associé à l'indicateur alarme et situation d'atterrissage (EN / FR) :





Documentation sur le pilotage automatique du Concorde FR) :






16- Radio Altimètre TRT du Concorde Pré-série, Référence: 66 911 011 00 - Octobre 1969

"La présence de TRT dans Concorde

Le projet « Concorde » a été fixé dans le cadre d’une coopération technique et industrielle par l’accord franco-britannique du 29 novembre 1962 entre Sud Aviation et British Aircraft Corporation. De nombreux sous-traitants ont collaboré à ce projet prestigieux. TRT qui avait acquis une grande notoriété dans le domaine des radioaltimètres avec l’AHV3 sur Caravelle, proposa un matériel nouveau : l’AHV5.

Les délais nécessaires à l’étude de l'AHV5 n‘étant pas compatibles avec la période des premiers vols de Concorde, il avait été décidé de réaliser un système radioaltimètrique AHV4, dérivé de l’AHV3 et basé sur le même principe (précision de ± 2 pieds, précision maintenue jusqu'au sol, permit les essais d'atterrissage sans visibilité), mais avec une intégrité plus performante. Réalisé en huit exemplaires, cet AHV4 (voir photo ci-dessous) fut donc développé spécialement pour assurer les essais en vol des deux prototypes Concorde 001 et 002. Pour des raisons de sécurité, chaque avion était équipé de deux chaînes radioaltimétriques indépendantes, les deux indications de hauteur délivrées étant comparées en permanence.

Le dimanche 2 mars 1969 fut un jour particulièrement émouvant pour tous les hommes qui avaient participé à cette réalisation. Concorde 001 portait les espoirs de milliers de personnes. Les représentants de compagnies d’aviation, des centaines de journalistes venus du monde entier s’étaient réunis à Toulouse. La veille, le vol avait dû être reporté en raison du mauvais temps. Le dimanche matin, le brouillard paraissait encore assez épais, mais les météorologues et le pilote d’un Mirage qui survolait la scène annoncèrent que le soleil n’aller plus tarder à apparaître.

Les essais en vol

Le département MES était bien évidemment très sensibilisé. Un suivi des équipements, ainsi qu’une campagne de mise au point de l’AHV4 a été nécessaire, pour deux raisons :
- pallier aux défauts d’un équipement prototype lors de sa mise en service,
- remédier à l’erreur d’un magasinier non averti, erreur qui explique les pannes constatées sur les deux radioaltimétres lors du premier vol de Concorde 002.

Une équipe constituée de Jean-Pierre Landrot, Louis Bourgeois et Jean-Marc Motte a assuré la mise au point du matériel à MES au Plessis-Robinson, mais surtout à Saint-Martin-du-Touch, près de Toulouse, dans le laboratoire Radio de Sud-Aviation, situé, à « deux pas » du hangar « Concorde ». Il faut signaler l’accueil chaleureux de nos clients, sous le signe de la confiance, car au cours de nos nombreux déplacements, nous avons bénéficié d’une grande liberté de mouvements puisque pour nos tests de jour, comme de nuit, nous devions passer fréquemment du laboratoire Radio à l’avion Concorde 001.

Voici une petite anecdote qui fait sourire aujourd’hui, mais qui n’a pas été sans conséquence à l’époque. En effet, un incident inattendu et indépendant de notre volonté, a considérablement compliqué notre démarche. Le système radioaltimétrique AHV4 était composé d’un coffret UHF, d’un coffret de Servitudes, d’un indicateur et de deux antennes. Les huit systèmes fabriqués par MES étaient considérés comme des prototypes, constitués d’ensembles indissociables et identifiés en conséquence. Après livraison de tous les équipements à Toulouse, Sud-Aviation (SA) devait les affecter aux « Concorde » 001 (à Toulouse) et 002 (chez British Aircraft Corporation – BAC en Angleterre). Malheureusement, un magasinier n’a pas tenu compte des numéros de série et a mélangé les éléments. Ainsi les quatre systèmes destinés à Toulouse et les quatre autres dirigés vers Filton étaient complètement dépareillés.

Lors du constat de la situation, TRT a envisagé une solution simple et évidente, celle de rapatrier les équipements vers Toulouse et de refaire une distribution correcte. Mais la gestion des équipements étant très stricte dans l’organisation SA-BAC, cette opération n’a pas été possible. Finalement, c’est la solution la plus compliquée qui a été retenue par le client, c'est-à-dire de rendre tous les coffrets interchangeables.

A l’issue d’une mise au point qui n’a pas été facile, les huit équipements ont donné entière satisfaction pendant toute la durée de vie des deux prototypes Concorde 001 et 002. Comme prévu, les Concorde « présérie » et « série » ont été équipés de l’AHV5 qui a continué une « brillante carrière » sur l’AIRBUS A300B, ainsi que sur de nombreux autres avions de transport.

Jean-Marc MOTTE" (Source : Amicale des anciens de TRT)






Photos Artistiques du Radio Altimètre : Galerie d'Art







Documentation sur l'altimètre Concorde (EN):




Documentation sur les instruments de vol du Concorde dont l'altimètre :




Documentation sur les systèmes de navigation du Concorde (FR) :




Documentation on the Concorde Navigation systems (EN):




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